Accessibilité des guichets pour les personnes sourdes : accueil en langue des signes dans les collectivités
Pour qu'un guichet de mairie ou de France Services soit réellement accessible aux personnes sourdes, l'accueil doit pouvoir communiquer en langue des signes française (LSF). SIGNON propose une station d'accueil et une application qui traduisent la LSF, l'oral et l'écrit en temps réel, en complément de l'interprétariat humain, pour fluidifier l'échange au guichet.
Pourquoi l'accessibilité de l'accueil du public concerne les personnes sourdes
L'égalité d'accès au service public est un principe fondamental : un usager sourd ou malentendant doit pouvoir effectuer une démarche en mairie, dans un centre communal d'action sociale ou dans une structure France Services au même titre que tout autre citoyen. Or, à un guichet, la communication repose encore très souvent sur l'échange oral, ce qui crée une barrière concrète pour les personnes qui s'expriment en langue des signes française (LSF).
La LSF est reconnue comme une langue à part entière par la loi française depuis 2005, et plusieurs centaines de milliers de personnes l'utilisent ou la comprennent en France. Pour une partie d'entre elles, ni l'écrit ni la lecture labiale ne suffisent à garantir un échange clair : la LSF reste la langue de référence. Rendre un accueil accessible, ce n'est donc pas seulement installer une rampe ou afficher un pictogramme, c'est aussi prévoir un moyen de communiquer dans la langue de l'usager.
Le cadre : loi handicap de 2005, RGAA et accessibilité de l'accueil
La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances pose le principe d'accessibilité des services au public, sans se limiter au cadre bâti. Côté numérique, le Référentiel général d'amélioration de l'accessibilité (RGAA), qui décline en France les critères internationaux WCAG, encadre l'accessibilité des sites et services numériques des organismes publics. Sans sur-interpréter une obligation précise, l'esprit de ces textes est clair : l'accueil et les services d'une collectivité doivent pouvoir être utilisés par tous, y compris les personnes sourdes et malentendantes. C'est avant tout un enjeu d'accès au droit et de qualité de service, autant qu'une bonne pratique d'inclusion.
Les freins concrets rencontrés au guichet
Sur le terrain, les agents d'accueil sont rarement formés à la LSF et les solutions improvisées (échange de mots écrits, recours à un proche, report du rendez-vous) montrent vite leurs limites. Les principales difficultés observées au guichet sont les suivantes :
- Pas d'interlocuteur signant disponible sur place, surtout dans les petites communes et les antennes France Services.
- Délais d'interprétariat humain : précieux mais à planifier à l'avance, il ne couvre pas les démarches spontanées du quotidien.
- L'écrit ne remplace pas la LSF pour les usagers dont le français écrit n'est pas la langue première.
- Perte de confidentialité quand l'usager doit faire appel à un accompagnant pour traduire des informations personnelles.
- Ruptures de parcours : une démarche reportée, c'est un usager qui renonce ou doit revenir plusieurs fois.
L'objectif n'est pas de remplacer l'humain, mais de couvrir les situations du quotidien où aucun interprète n'est mobilisable dans l'instant, tout en gardant l'interprétariat professionnel pour les échanges complexes ou sensibles.
Rendre un guichet accessible en LSF avec SIGNON
SIGNON est une solution française de traduction et d'interprétation en temps réel par intelligence artificielle entre la LSF, l'oral et l'écrit. Pour l'accueil du public, elle se décline sous deux formes complémentaires, présentées sur la page produit :
- La station d'accueil : une borne physique en location tout compris, prête à installer à un guichet ou dans un espace d'accueil. L'usager sourd signe, l'agent parle, et chacun reçoit la traduction dans son mode de communication, sans attente.
- L'application (mobile, ordinateur, web) : utile pour les rendez-vous à distance ou en visioconférence, elle s'intègre à Zoom, Microsoft Teams et Google Meet pour les échanges menés en ligne avec les services.
Un échange fluide au comptoir
Concrètement, l'agent d'accueil n'a pas besoin de connaître la LSF : la station traduit instantanément les signes en oral ou en écrit, et inversement. L'usager conserve sa langue, l'agent la sienne, et la démarche peut être traitée immédiatement. La solution est complémentaire de l'interprétariat humain : elle prend le relais pour les échanges courants et oriente vers un interprète professionnel quand la situation l'exige.
Pensée pour la conformité accessibilité
SIGNON est conçu dès l'origine dans une logique de conformité RGAA / WCAG, afin de s'inscrire naturellement dans la démarche d'accessibilité d'une collectivité. C'est un outil au service d'une politique d'accueil inclusive, et non une case à cocher.
Cas d'usage dans les collectivités et services publics
Les besoins d'accueil accessible aux personnes sourdes se retrouvent dans la plupart des points de contact avec le public :
- Mairies et CCAS : état civil, aides sociales, inscriptions, renseignements du quotidien.
- Espaces France Services : accompagnement aux démarches administratives multi-opérateurs.
- Services publics et établissements recevant du public : accueils, guichets, points d'information.
- Événements et réunions publiques : conseils municipaux, permanences, concertations citoyennes.
Pour chacun de ces contextes, une station SIGNON installée à l'accueil ou l'application utilisée en visioconférence permet de réduire la barrière de communication sans réorganiser tout le service.
Engager une démarche d'accueil accessible
SIGNON est porté par une SASU basée en Bourgogne-Franche-Comté (Besançon), fondée par Mehdi Mougin, ingénieur en intelligence artificielle. La solution dispose d'un POC fonctionnel depuis septembre 2025 et vise des pilotes cadrés avec des partenaires publics à l'horizon fin 2026 / 2027. Le projet a été distingué par le French Tech Tremplin 2025 (Coup de cœur du public) et les CIC Start Innovation Awards 2026 (Prix du Public).
Les collectivités intéressées pour évaluer une station d'accueil ou expérimenter la solution peuvent consulter les offres et tarifs indicatifs ou prendre contact via la page contact afin d'étudier ensemble un cadre de pilote adapté à leur accueil.
Questions fréquentes
Une mairie est-elle obligée d'accueillir les personnes sourdes en langue des signes ?
La loi handicap de 2005 pose le principe d'égalité d'accès au service public, et le RGAA encadre l'accessibilité numérique des organismes publics. Au-delà du débat sur l'obligation précise, rendre l'accueil accessible aux personnes sourdes, notamment en LSF, relève d'un enjeu d'accès au droit et d'une bonne pratique d'inclusion. SIGNON aide les collectivités à y répondre concrètement.
Comment rendre un guichet d'accueil accessible à une personne sourde ?
En prévoyant un moyen de communiquer dans la langue de l'usager. La station d'accueil SIGNON traduit en temps réel la langue des signes française en oral ou en écrit, et inversement : l'agent n'a pas besoin de connaître la LSF, et la démarche peut être traitée immédiatement, en complément de l'interprétariat humain pour les cas complexes.
SIGNON remplace-t-il un interprète LSF professionnel ?
Non. SIGNON est complémentaire de l'interprétariat humain. La solution couvre les échanges courants du quotidien au guichet, lorsqu'aucun interprète n'est mobilisable dans l'instant, et oriente vers un interprète professionnel pour les situations sensibles ou complexes.
La solution SIGNON est-elle adaptée aux espaces France Services ?
Oui. La station d'accueil, en location tout compris, est prête à installer dans un espace France Services, une mairie ou un CCAS pour fluidifier l'accompagnement des usagers sourds aux démarches administratives. L'application peut aussi être utilisée pour les rendez-vous en visioconférence via Zoom, Teams ou Meet.
Discutons de votre projet d'accessibilité
SIGNON cherche des sites pilotes et des partenaires pour déployer la traduction de la langue des signes en temps réel. Particulier, entreprise, collectivité ou établissement de santé : parlons-en.